C'est de la merde! ou pas...

VOILÀ CE QUE J'EN PENSE...

21.8.08

Brazilian Girls - New York City



Après plus d'une semaine de vacance (ou de paresse créatrice), me revoici avec une critique du dernier opus des Brazilian Girls qui soit dit en passant, n'ont de brésilien que le nom. Il s'agit ici du troisième album du groupe composé de Sabina Sciubba au chant, Didi Gutman au synthé et Aaron Johnston à la batterie, Jesse Murphy qui jouait la basse n'est plus de la bande pour cet épisode. Donc voilà, pour un troisième album en un peu plus de trois ans, on peu dire qu'ils tiennent le rythme et qu'ils accelèrent sans un soupçon d'essouflement, tout en exhibant plus de subtilité et de raffinement. Bien-sûr le côté polyglotte (six langues) n'est pas sans nous rappeler un certain Manu Chao, travesti pour l'occasion en Brigitte Fontaine, surtout lorsque chanté et joué avec autant d'intentions festives. Malgré toutes ces ressemblances, on ne tombe pas dans le cliché, pas trop world, pas trop électro et juste assez rock, avec un touche de funk et un brin de psychédélisme acidulé. on a envie de danser et de scander comme Gainsbourg l'aurait fait avec la Mano Negra. À mon avis cet album à tout pour plaire, c'est intelligent, c'est frais, Les percussions et la batterie roulante sur base de grosse basse, parcemé de bruitages et voice-overs, complétés de synthé en largeur et d'échantillons en profondeur, tout ça donne un bon cru qu'on n'appréciera pas à sa juste valeur dès la première écoute, mais chaque gorgée aura son lot de surprises.
Maintenant reste plus qu'à prier pour un futur passage des B-Girls à Montréal, Question de se la pêter et de danser jusqu'à épuisement calorifique. La rumeur sous-entend le mois de novembre...

Malheureusement toujours aucun vidéo tiré du dernier album...


Groupe : Brazilian Girls
Album : New York City
Label : Verve Records
www.braziliangirls.info
http://www.myspace.com/braziliangirls
http://www.myspace.com/sabinasciubba

7.8.08

Radiohead live au parc Jean Drapeau

Tout d'abord, je dois d'emblé afficher mon dédain des masses, de la boue, des fils d'attente ainsi qu'une haine profonde envers le Groupe Spectacle Gillett. Mais bon, quand il s'agir de Radiohead, faut pas trop être à cheval sur ses principes, si seulement j'étais parvenu à obtenir des places lors de leurs passage à la Place des Arts il y a plus de deux ans. C'est donc comme un troupeau de vaches en direction de l'abattoir que nous fimes notre entrée sur le site, pour constaté que peu importe où l'on se trouve on y voit quedale, une scène trop basse, des écrans frolant le sol, une marre de boue et des parapluies. À l'entrée j'ai vu la sécurité saisir une barre granola et un paquet de gomme. Pour qui vous prenez vous? On vient déjà de vous donner un très généreux 53$ (sans les faramineux frais de services, merci disquaires) et vous en remmetez en nous forçants à consommer vos piteux hot-dogs? Va chier Gillett! Voilà pour la section éditorial.

Donc voilà, il aura suffit de quelques secondes après l'arrivée du groupe pour me calmer les ardeurs et me plonger dans un rêve qui durera presque deux heures. Avec une sono parfaite (en tant que technicien de son j'ai jamais rien entendu d'aussi bon) et une conception visuelle simplement géniale, on nous a fait vaguer dans l'espace, sous toute les dimensions. Au niveau sonore, la stéréo fut utilisée à pleine capacité, la profondeur, la dynamique, tout y était, comme dans une bone paire d'écouteurs. Du côté visuel, la vidéo se morphondant à l'éclairage avec ce rideau-écran à dyode fait de lanières placé en largeur et en profondeur avec en guise de rideau de fond un écran comblant l'arrière scène, souvent monochrome, au maximum trois couleurs.

Côté musique, suite à la lecture de différentes critiques à propos de cette tournée, on s'attendait à entendre In Rainbows dans son entité avec deux ou trois nananes, ce qui aurait été bien puisqu'In Rainbows est d'une maturité et d'une complexité qui ne pourraient que nous bercer. Et bien non! on a gagné pas juste un morceau de robot mais le robot entier. Ils ont couvert tout leurs album, en particulier le dernier et Kid A, mon préféré. De Reckoner à 2+2=5, on a frémit, jouit, crier sourit et danser. Je ne m'attendais pas à entendre ni Idioteque, ni Paranoid Android. Bref j'ai été flabergasté, fort probablement comme la plus par des spectateurs, qu'ils soient de nostalgiques amateurs de The Bends ou de simples intellos musicaux en manque de bidouillage. Fallait y être, question de voir Thom Yorke danser et se laisser prendre sous son charme de petit oiseau frêle.

4.8.08

De Gatineau à Montréal, du taureau aux loups

Grosse journée hier! Ça commence à 11:00 am. Le gout de la dernière gorgée de vin de la veille encore trop présent dans ma gueule. On s'habille, on s'enfarge, je bouffe deux Aspirins pour déjeuner. Sonia et moi rejoignons Sam et Alison au Lobby, eux aussi semble mêlé, on se raconte et remémorre les derniers instants de la veille en titubant vers le Musée de la civilisation où a lieu le Redbull Flugtag. Même pas sur place et déjà la musique trop forte pour nos cervelles encore battantes. On trouve ce qui semble être le meilleure spot, une table. Pendant que je me magasine une soupe, Alison s'infiltre dans la zone des P.T.I. (personnes très impotantes) et en ressort avec un buffet complet. Nice Work! Alors qu'elle tente d'y retourner, la sécurité a flairé le coup, un gorille bloque la porte. En tentant de trouver un autre chemin, elle tombe sur la salle des médias et en revient avec une accréditation. Àprès lui avoir emprunté et fait le tour du site, je constate tout les avantaages de la carte. Je reviens à la table et sans grands efforts parviens à convaincre tout le monde de s'improviser journaliste.
-Vous êtes avec quelle publication?
-Parc Avenue Magazine...
-C'est pas sur ma liste.
-Euh...
-bon euh, voilà vos passes, vous pouvez même allez faire un tour de bateau pour avoir une meilleure vue, Bonne Journée! Un redbull avec ça?

Alors voilà, on se l'est coulé douce, sur le bord de l'eau à l'écart de la foule, on a pue assister à l'envol du Grand Condor de nos amis sans se faire suer, on a même fait un tour de bateau, banquette en cuir et coup de soleil inclus. À 17:00 sonna le glas, un autre spectacle nous attend, celui de Wolf Parade, plus de temps a perdre, let's hit the road Jack!!

20:30, on arrive juste à temps pour la première partie, Jessica et Lee nous ont gardé des places. Merci! Wintersleep, à l'image d'un hiver endormant, le groupe d'Halifax n'arrive pas à me tenir éveillé avec leur musique pseudo psychédélique, les pièces mal structurées ne mènent nul part, même si parfois on perçoit une bonne idée ici et là, ça n'en vaut pas le coup, ça me remémore trop les jams au parfum canabistique de mon adolescence. En plus le chanteur scande d'une voix nasiarde des mots qui ne feront pas le chemins jusqu'à mes oreilles. Il y a même un musicien qui fait rien, à jardin, avec les tambourines en mais et un clavier devant lui, qui sera utilisé par le guitariste lors des passages cruciaux. Bref, si s'en eu été de la trop grande quantité de redbull circulant dans mon sang désormais claire, je me serais sans doute laissé bercer par Morphée en attendant les loups.

22:00, arrivent enfin Wolf Parade, l'excitation est palpable, autant sur la scène que sur le plancher. On ne perd pas de temps et on enchaine, pièce sur pièce, avec quelques brèves interventions ou l'on déclare un amour purement platonique à une admiratrices et où l'on s'excuse d'être "Jackass" envers le public montréalais. Dès le début on entend les titre du dernier album At Mount Zoomer, Soldier's Grin et la très rythmée Call It A Ritual. On place ici et là quelques morceaux tirés d'Apologies To The Queen Mary, avec entre autre You Are A Runner And I Am My Father's Son, It's A Curse et Grounds For Divorce, on revient ensuite avec l'excellente California Dreamer et on finit avec l'épique Kissing the Beehive, encore plus longue et prenante en version live. On revient pour le rappelle avec des bonbons et on dit adieu avec I'll Believe In Anything.

Malgré une sono plus que moyenne, les voix perdues dans un chaos de hautes fréquences dégagées par les guitares agressives, on a eu un bon show, malheureusement pas aussi intime que ça aurait pu l'être à la Sala, mais tout de même, les loups ont grandi et leur public aussi. On apprécie bien la dualité de chanteurs, Dan Boeckner à la guitare et Spencer Krug au piano, ils alternent bien, ils se marient bien. À la batterie, Arlen Thompson impressionne par son immuabilité, Dante DeCaro appuie bien à la basse ou à la guitare, tandis que Hadji Bakara se font bien dans l'ombre avec ses petits sons bidouillés. Wolf Parade, un groupe qui pousse bien la recherche musicale, jamais ennuyant et souvent surprenant, rythmique originale et son marginal, j'aime.

Mercredi prochain, mon premier concert de Radiohead. Sous la pluie??