Grosse journée hier! Ça commence à 11:00 am. Le gout de la dernière gorgée de vin de la veille encore trop présent dans ma gueule. On s'habille, on s'enfarge, je bouffe deux Aspirins pour déjeuner. Sonia et moi rejoignons Sam et Alison au Lobby, eux aussi semble mêlé, on se raconte et remémorre les derniers instants de la veille en titubant vers le Musée de la civilisation où a lieu le Redbull Flugtag. Même pas sur place et déjà la musique trop forte pour nos cervelles encore battantes. On trouve ce qui semble être le meilleure spot, une table. Pendant que je me magasine une soupe, Alison s'infiltre dans la zone des P.T.I. (personnes très impotantes) et en ressort avec un buffet complet. Nice Work! Alors qu'elle tente d'y retourner, la sécurité a flairé le coup, un gorille bloque la porte. En tentant de trouver un autre chemin, elle tombe sur la salle des médias et en revient avec une accréditation. Àprès lui avoir emprunté et fait le tour du site, je constate tout les avantaages de la carte. Je reviens à la table et sans grands efforts parviens à convaincre tout le monde de s'improviser journaliste.
-Vous êtes avec quelle publication?
-Parc Avenue Magazine...
-C'est pas sur ma liste.
-Euh...
-bon euh, voilà vos passes, vous pouvez même allez faire un tour de bateau pour avoir une meilleure vue, Bonne Journée! Un redbull avec ça?
Alors voilà, on se l'est coulé douce, sur le bord de l'eau à l'écart de la foule, on a pue assister à l'envol du Grand Condor de nos amis sans se faire suer, on a même fait un tour de bateau, banquette en cuir et coup de soleil inclus. À 17:00 sonna le glas, un autre spectacle nous attend, celui de Wolf Parade, plus de temps a perdre, let's hit the road Jack!!
20:30, on arrive juste à temps pour la première partie, Jessica et Lee nous ont gardé des places. Merci! Wintersleep, à l'image d'un hiver endormant, le groupe d'Halifax n'arrive pas à me tenir éveillé avec leur musique pseudo psychédélique, les pièces mal structurées ne mènent nul part, même si parfois on perçoit une bonne idée ici et là, ça n'en vaut pas le coup, ça me remémore trop les jams au parfum canabistique de mon adolescence. En plus le chanteur scande d'une voix nasiarde des mots qui ne feront pas le chemins jusqu'à mes oreilles. Il y a même un musicien qui fait rien, à jardin, avec les tambourines en mais et un clavier devant lui, qui sera utilisé par le guitariste lors des passages cruciaux. Bref, si s'en eu été de la trop grande quantité de redbull circulant dans mon sang désormais claire, je me serais sans doute laissé bercer par Morphée en attendant les loups.
22:00, arrivent enfin Wolf Parade, l'excitation est palpable, autant sur la scène que sur le plancher. On ne perd pas de temps et on enchaine, pièce sur pièce, avec quelques brèves interventions ou l'on déclare un amour purement platonique à une admiratrices et où l'on s'excuse d'être "Jackass" envers le public montréalais. Dès le début on entend les titre du dernier album At Mount Zoomer, Soldier's Grin et la très rythmée Call It A Ritual. On place ici et là quelques morceaux tirés d'Apologies To The Queen Mary, avec entre autre You Are A Runner And I Am My Father's Son, It's A Curse et Grounds For Divorce, on revient ensuite avec l'excellente California Dreamer et on finit avec l'épique Kissing the Beehive, encore plus longue et prenante en version live. On revient pour le rappelle avec des bonbons et on dit adieu avec I'll Believe In Anything.
Malgré une sono plus que moyenne, les voix perdues dans un chaos de hautes fréquences dégagées par les guitares agressives, on a eu un bon show, malheureusement pas aussi intime que ça aurait pu l'être à la Sala, mais tout de même, les loups ont grandi et leur public aussi. On apprécie bien la dualité de chanteurs, Dan Boeckner à la guitare et Spencer Krug au piano, ils alternent bien, ils se marient bien. À la batterie, Arlen Thompson impressionne par son immuabilité, Dante DeCaro appuie bien à la basse ou à la guitare, tandis que Hadji Bakara se font bien dans l'ombre avec ses petits sons bidouillés. Wolf Parade, un groupe qui pousse bien la recherche musicale, jamais ennuyant et souvent surprenant, rythmique originale et son marginal, j'aime.
Mercredi prochain, mon premier concert de Radiohead. Sous la pluie??